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La méthode de changement – partie2

Changement personnel souhaité

Dans un changement initié, on doit souhaiter et accepter que le processus améliore certains aspects de
notre vie tout en en bouleversant d’autres. Nous ne contrôlons jamais tout, nous donnons des orientations
et c’est parfois des événements imprévisibles qui seront le déclencheur.

C’est pour moi le sens du mot lâcher prise, qui ne veut pas dire lâcher et tomber dans le vide mais bien, tel un grimpeur, lâcher une prise inconfortable pour en assurer une meilleure afin de grimper dans les meilleures conditions possibles.

Lorsqu’on parle changement, le mot “si” devient vite un refuge pour ne pas agir : “si j’avais de l’argent, je
ferais des voyages…”, “si j’étais en meilleure forme, je ferais du sport”, etc. Le SI devient vision
fantasmatique d’une solution idéale, une justification au non faire, un alibi tout fait pour ne pas chercher
d’alternative. Le changement rêvé, à ce stade, est un refuge agréable qui n’engage aucune action, il ne
peut donc être considéré comme changement volontaire.

Exemple changement

Prenons l’exemple du sport, à partir de quel moment devient-il impossible à quelqu’un de faire du sport ?
Entre le yoga doux pour les seniors, la marche, la course, le vélo, la natation ou les disciplines pour
personnes handicapées, l’éventail est si large que, à part quelques rares cas où la pathologie interdit toute
pratique, la plupart des gens peuvent pratiquer ; seulement, au lieu de dire “ je n’ai pas envie de faire du
sport”, ils cherchent un faux-fuyant pour se justifier. La conséquence, pas de changement et on le verra
plus tard, le choix de la victimisation.

Associé inconsciemment au danger, le changement est perçu comme un saut dans l’inconnu, ce qui peut
motiver certains mais aussi freiner beaucoup d’autres. Il rebute ceux qui ressentent une aversion pour
l’incertitude et craignent de voir leur réalité altérée ; et, plus incroyable encore, on constate via l’IRM que le
changement active l’amygdale cérébrale impliquée dans la réaction à la peur, et le cortex insulaire,
responsable lui (entre autres) de la régulation des émotions. Changer va donc demander du courage !

Le changement volontaire peut être vu aussi comme une tentative de reprise du pouvoir par celui ou celle
qui s’élève contre un destin tout tracé, une fatalité, une victimisation ou une infantilisation. Diverses
profondeurs de changements nous affectent, des changements de petites manies, d’habitudes, de lieu de
vie, de travail… mais aussi des séparations provisoires ou définitives. Cette profondeur variable demandera
un travail plus ou moins long de préparation pour être acceptable.

En réalité, le changement volontaire n’est qu’une manière différente d’agencer les diverses composantes
de notre vie ; il s’agit simplement d’une autre façon d’écrire la partition, avec les mêmes notes, mais de
manière personnelle. Ce n’est en aucun cas un aveu d’échec, au contraire, c’est une preuve d’adaptabilité.

 

Une belle image du changement personnel

Une très belle image résume pour moi le changement : ​Vous vivez dans un village depuis toujours et vous
avez un problème, vous cherchez dans le village une solution, vous demandez à droite et à gauche conseils
et avis mais personne semble-t’il, n’a la solution​. Le village, c’est le champ de votre connaissance actuelle ;
composé des gens qui vous entourent, de votre environnement, de vos habitudes et coutumes, c’est votre
zone de confort. Autour de ce village, le monde est vaste mais, n’étant jamais allé(e à l’extérieur, vous ne le
connaissez pas ! Que vous ne le connaissiez pas ne veut pas dire qu’il n’existe pas. Il peut paraître effrayant,
ou non. Et bien changer, c’est prendre conscience de cela ; sortir de son village, de ce que l’on connaît, c’est
la possibilité de pouvoir trouver une solution grâce à d’autres points de vues et de nouvelles idées ; c’est
passer d’un problème à une solution. Si vous n’avez pas de problème, restez heureux dans votre village.
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